De mes Cendres, à Alix Cléo Roubaud

Publié le par Coralie Berhault

De mes Cendres

Il y a quelque chose de noir...
l'équation mortifère a vaincu
la lumière 
dévoré l'ambition 
fatale
les images me parlent 
et mon journal déborde
de me raconter
et toi 
- you 
are still there -
bouche-à-bouche avec la mort
réanimant l'âme étouffée
d'une enfant du siècle finissant... inadaptée
et mon coeur asthmatique
continue de battre dans mon insomnie
dans l'âtre de ma vie
j'ai déjà brûlé quelques drames... que j'écris
entre les lignes évidentes
empreintes
d'une étreinte avec le vide
un cortège de solitude
accompagne l'essoufflement
et la pluie s'est abattue
sur mes contradictions
dissolution mystère
d'une société nécrophage
j'avais rêvé pourtant
d'avoir le courage
il ne suffit pas 
d'aimer
alors
j'ai travaillé à mon départ
contre l'oubli mange-mort
écrire
comme je vomis l'alcool et le temps 
d'un sursis
écrire la partition 
de mon déluge intérieur
à corps perdu
offert et nu
je me suis jetée dans l'enfer
de mes tourments
vivante seulement 
à la frontière de l'ombre
et de la lumière
dans l'(anti)chambre noire 
de mon être
j'ai vu un papillon renaître
de mes cendres
et s'envoler
par la fenêtre d'un cliché
me laissant seule
abandonnée.

De Coralie Berhault à Alix Cléo Roubaud.

Publié dans Mes mots

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