"Oku no Hoso-Michi" (L'Etroit Chemin du fond) de Bashô - 1694

Publié le par Coralie Berhault

 

 

Oku no Hoso-Michi de Bashô 

 

 

Quatrième de Couverture

 

Matsuo Bashô (1644-1694) est resté un des poètes les plus chers au coeur des Japonais qui tous peuvent réciter au moins un de ses tercets ou hokku (que l'on appellera haiku par la suite). Ce fils et frère de samouraï quitta très tôt le service des armes pour se consacrer à l'étude des littératures classiques du Japon et de la Chine et à la pratique du haikai, poésie enchaînée collective très populaire en son temps. Bien vite, il fit entendre une tonalité, un style, un esprit spécifiques, et créa son école appelée le shômon. Bashô, tout en conservant les sujets réalistes, le langage quotidien et l'humour du haikai, y transfuse l'exigence esthétique et la sensibilité de la poésie classique (waka, renga). Sa manière se caractérise notamment par son attention aux petites choses de la vie et à la profondeur qu'elles recèlent.

Le poète consacra les dix dernières années de sa vie à voyager à travers le Japon pour donner des leçons, établir des cercles de disciples, mais aussi pour renouveler son inspiration et poursuivre sans concession la vérité du monde. Le voyage devint dès lors un pélerinage et une ascèse mystique. De ces pérégrinations, Bashô tira plusieurs journaux poétiques dont le plus célèbre est L'Etroit Chemin du fond où il consigne et met en oeuvre l'essentiel d'un périple à pied de cinq mois dans le nord du Japon, de temples en sanctuaires, de sites géographiques en lieux marqués par les tragédies de l'histoire, à travers un paysage sauvage, montagneux ou marin. Voyage au fin fond du pays, voyage au fond des choses et des êtres, vers le fond de la parole : quête à la fois physique et langagière du Sens et de la Réalité ultime.

De ce chef-d'oeuvre, nous donnons ici, en regard du japonais, une traduction entièrement nouvelle, accompagnée d'un important appareil de notes et commentaires, indispensable pour saisir les allusions historiques et littéraires, les citations déguisées, les références culturelles, et permettre à ce texte plutôt mince de prendre sa dimension réelle, presque infinie.

 

Alain Walter

 

Alain Walter est professeur de littérature comparée et enseigne la littérature japonaise classique à l'Université Michel-de-Montaigne - Bordeaux III.

 

 

Basho-et-Sora.gif

Bashô et Sora.

Peinture de Morikawa Kenroku.

 

Publié dans Livres

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noel lauffenburger 18/04/2010 22:40



"La vie est une leçon, chaque pas mène vers le bonheur, chaque souffle est un plaisir" Noël lauffenburger



Coralie Berhault 19/04/2010 11:58



Oui, tout à fait d'accord ! Merci Noël pour cette belle vérité. Et quel apaisement d'avoir connaissance de cela... !